Questions à poser

 QUESTIONS

Comment les préfets de la Vienne et de la Haute-Vienne ont-ils pu prendre un arrêté de mise à l’enquête publique du projet de LGV Limoges-Poitiers tout en sachant que le délai le permettant était dépassé depuis le 30 janvier 2012 ?

Pourquoi ces mêmes préfets se sont-ils précipités pour prendre cet arrêté, alors que le préfet du Tarn-et-Garonne a informé qu’il attendait les avis et recommandations issus de la Commission « Mobilité 21 » pour prendre la décision de sa responsabilité ?

Comment le préfet de la Haute-Vienne peut-il affirmer dans le communiqué annonçant l’ouverture de l’enquête publique que ce dossier est « essentiel pour l’avenir du Limousin », exerçant par là une pression inadmissible sur la population et les commissaires enquêteurs ?

Comment ne pas s’interroger sur les conclusions de l’enquête publique ? Sont-elles déjà, elles aussi, « arrêtées » ?

Ce comportement est-il commandé par des proximités politiques qui lient le Limousin au pouvoir central ?

Comment se fait-il qu’ait été distribué aux personnels de la mairie de Limoges, sur leur lieu de travail, un questionnaire les « invitant » à prendre position en faveur du projet de LGV LP, en donnant leurs nom et adresse ?

Comment se fait-il que le Président de l’Association des maires et élu-e-s de la Haute-Vienne, Alain RODET, ait adressé es-qualités une lettre « invitant » sans modération à « une forte mobilisation des défenseurs du dossier » par tous les moyens de communication et de pression que des notables, dotés de pouvoirs de décision, peuvent exercer sur les habitants de leur commune et l’ensemble des partenaires institutionnels ?

Comment se fait-il que le garant de la concertation n’ait pas respecté les termes de la lettre de mission et les engagements contractés de stricte indépendance et neutralité, en participant, après sa nomination, à une vidéo en faveur du projet de LGV LP ?

Comment peut-on prétendre défendre un « tourisme vert en Limousin » et envisager un massacre écologique irréversible ?

Comment peut-on prétendre que « 80 % des sondés grand public » sont favorables à ce projet, alors que dans ce même sondage daté janvier 2010, 71 % le considèrent comme « pas utile » et 41 % « pas du tout » ? Cette intoxication est-elle « normale » ?

Comment peut-on prétendre que ce projet apporte enfin la « grande vitesse » au Limousin, alors que tout le département de la Creuse et une partie de la Corrèze sont à l’écart et manifestent une opposition unanime et totale à ce projet ?

Comment se fait-il que le prix du billet ne soit pas traité avec le sérieux qu’il mérite, et que la probabilité d’un surcoût de 35 à 40 % énoncé lors des ateliers du Débat Public ne soit pas reprise ?

Pourquoi le coût global du projet n’a-t-il pas été actualisé comme le demandait l’Autorité environnementale dans son avis du 13 mars 2013 ?

Pourquoi le mémoire complémentaire de RFF en réponse à l’Autorité environnementale ne fait-il pas l’objet d’un chiffrage ? Est-ce parce que le coût global du projet s’en trouverait augmenté, et diminué en conséquence le TRI ?

Les sérieuses réserves émises par la SNCF dès 2008 sont-elles encore d’actualité ? La SNCF est-elle revenue sur ses observations ?

12 allers-retours par jour par la LGV sont-ils encore possibles ? Avec les temps de trajet annoncés dans le dossier ?

L’ampleur du projet et des travaux n’est-elle pas incompatible avec la « contrainte » énoncée de « préservation du cadre de vie des riverains des hameaux » ?

Les risques sanitaires ne sont-ils pas sous-estimés ? Pourquoi ne font-ils l’objet d’aucun chiffrage ?

Pourquoi les éléments de langage utilisés sont-ils, à propos des « risques sanitaires », toujours présentés sous forme d’hypothèses ou de suppositions ?

Connaissant la nature des risques encourus en raison du fond géochimique régional, pourquoi ce tracé a-t-il été retenu ?

Les risques d’exhalations de radon sont-ils considérés avec toute la vigilance requise, en particulier pour ce qui concerne les personnes devant travailler sur le chantier ?

Pourquoi le projet d’aménagement en 2×2 voies de la RN 147 entre Bellac et Limoges n’est-il pas mentionné, alors que, préexistant au projet de LGV LP, il n’a été officiellement que « suspendu » ?

Comment se fait-il que le Dossier fasse état d’un jumelage possible, parce que compatible, de la LGV LP et de la RN 147 à 2×2 voies « à la demande des acteurs locaux », alors que les riverains concernés ont été tenus dans l’ignorance ? Des décisions ont-elles été prises ?

Pourquoi avoir dissimulé ce jumelage LGV-LP/RN 147 à 2×2 voies qui accentue encore la dévastation du cadre de vie du hameau de LA PIVAUDERIE et l’effet de coupure ?

 

 

Envoyer vos remarques sur l’enquête publique à

 Monsieur le Président de la Commission d’Enquête LGV Poitiers-Limoges Préfecture de la Haute-Vienne 1 rue de la Préfecture – BP 87031 87031 Limoges Cedex 01

 Ou aller les inscrire,  aux heures affichées,  sur le registre des mairies concernées directement par le tracé.

 

2 comments for “Questions à poser

  1. Ari
    28 juin 2014 at 0 h 34 min

    : Non il y a eu de nouvelles de9libe9rations deupis le lien que tu nous envoies (en juin par exemple). Les Verts ne s abstiennent plus sur la LGV mais votent contre. C est se cacher derrie8re son petit doigt que de dire qu on est pour la LGV mais que si le soleil se le8ve au nord ouest une anne9e bissextile ! Leurs conditions ne sont que des vœux pieux de9connecte9s de la re9alite9. La politique c est faire des choix, surtout des choix financiers, meame s il sont couteux e0 partir du moment of9 ces choix sont structurants.PS : les commentaires ne sont pas mode9re9s pour laisser le de9bat s exprimer le plus librement possible mais vu ta manie8re de parler (souvent de9place9e) il se pourrait que je fasse une exception

  2. 24 mars 2014 at 15 h 56 min

    Un veritable plaisir passez a lire ce billet, je vous en remercie vraiment !!!

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