La distribution européenne continue : des fonds européens pour la LGV Rhin-Rhône ?

25 octobre 2014 à 8h44

Décidément la poule aux œufs d’or européenne a du succès.

En effet la présidente socialiste de la Région Franche-Comté Marie-Guite Dufay a annoncé hier que la deuxième phase du projet de LGV Rhin-Rhône serait candidate à un appel à projets européen pour décrocher un possible financement.

La Région Franche-Comté, qui souhaite ainsi accélérer l’achèvement de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône, a demandé hier à l’État de revoir sa position.

Le projet de LGV entend participer à un appel à projets de 26,2 milliards d’euros de la Commission européenne, destiné à financer les projets de transport multimodaux des États de l’Union, a indiqué Peter Balazs, coordinateur du Corridor mer du Nord-Méditerranée pour le Réseau Transeuropéen, lors d’une conférence de presse en gare de Belfort-Montbéliard TGV. « Nous cherchons des projets de transport réalistes, prêts à être lancés et la LGV Rhin-Rhône est l’une de nos priorités » , a dit M. Balazs.

La présidente de la Région Marie-Guite Dufay, a annoncé que le projet de la deuxième phase de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône serait candidat en février. « L’Alsace, la Franche-Comté et la Bourgogne sont prêtes à aller de l’avant et demandent à l’État de revoir sa position sur le projet de deuxième phase de la LGV, à la lumière de l’appel à projets européen » , a déclaré Mme Dufay.

Avec la remise en 2013 du rapport Duron sur les grands projets ferroviaires en France, le gouvernement avait tiré un trait sur le « tout TGV » et donc sur l’achèvement de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône. Jeudi, la Cour des comptes a estimé le réseau de lignes à grande vitesse peu cohérent et trop coûteux, avec une rentabilité insuffisante.

« Nous ne sommes pas sur un nouveau projet, mais sur un achèvement de ligne qui offrira une offre plus dense et plus rentable. Les acquisitions foncières et les études sont déjà achevées » , a assuré Mme Dufay.

Les gouvernements français et italien vont envoyer un dossier à l’UE qui a confirmé la possibilité d’un cofinancement à  hauteur de 40 % pour le tunnel ferroviaire, élément central du projet LGV Lyon-Turin. Ce financement représenterait 3,4 milliards d’euros, sur un coût total de 8,5 milliards. Le dépôt de propositions de financement devra être effectué avant le 26 février 2015 par la France et l’Italie.

Alors qui va gagner le match européen ? La Limoges-Poitiers ou la Rhin-Rhône, d’autant que, pour la LGV LP, aucun plan de financement n’a été, à ce jour, acté  ?